Les industriels des carrières ont mis en place en 2004 une démarche de progrès environnemental continu spécialement adaptée à leur activité. Elle est mise en application à travers la France depuis 2005.

Une démarche volontaire
Créée par et pour les carriers, la démarche volontaire portée par l’association « Charte Environnement des industries de carrières » a pour but d’améliorer les pratiques industrielles sur les sites afin de maîtriser les impacts environnementaux des carrières.
Destinée à l’ensemble des exploitations, quelle que soit leur taille ou la nature de la ressource exploitée, elle repose sur une mutualisation des ressources et des moyens.
En devenant adhérente de l’association, l’entreprise s’engage à faire progresser ses sites en fonction d’un référentiel de 80 bonnes pratiques ; l’objectif étant que ses carrières atteignent le meilleur niveau d’exigence environnementale, le niveau 4/4.
A ce jour, 400 entreprises, soit un millier de sites ont fait le choix de s’engager dans cette démarche et ce chiffre ne cesse de progresser depuis 6 ans. La région Lorraine est d’ailleurs la toute dernière arrivée avec 6 entreprises, soit 12 sites adhérents.
Le succès de la démarche s’explique sans doute par sa simplicité de mise en œuvre, l’exigence de sa méthodologie et les résultats tangibles et mesurables qu’elle procure sur le terrain.
Une démarche originale

Cette démarche de progrès, concrète et spécifique à un secteur d’activité, est une initiative unique en France.
L’originalité de cette démarche active repose aussi sur les exigences qu’elle revêt : non seulement elle vise le respect de l’environnement (gestion de l’eau, des déchets, du bruit,des vibrations, sécurité du personnel, respect du paysage, etc.), mais elle encourage également à une ouverture aux parties prenantes externes (élus, riverains, services administratifs, associations…) grâce à la mise en place et à l'animation de cellules de concertation.
Une démarche concrète

Il s’agit d’un processus d’amélioration. Un
audit initial, réalisé par un auditeur-conseil externe à l’entreprise, permet de dresser un état des lieux au début de la démarche, de repérer les points à améliorer et de positionner l’entreprise sur une échelle de 1 à 4.
A partir de ce constat, l’entreprise définit un plan d’action triennal de façon à atteindre le niveau 4/4. Pour établir ce plan d'action et le mettre en œuvre, elle est accompagnée par un auditeur-conseil indépendant, issu d’un bureau d’étude.
L’application du plan d’action est contrôlée chaque année par l’auditeur conseil. Au bout des trois ans, un audit spécifique réalisé par un autre expert permet de vérifier que le site a effectivement atteint le meilleur niveau environnemental 4/4. Le maintien de ces bonnes pratiques est contrôlé ensuite annuellement.
Les 80 critères du référentiel couvrent les grandes problématiques des industries extractives en termes de développement durable : le bruit et les vibrations, la qualité de l’air, la protection de l’eau mais aussi la concertation avec parties prenantes externes (riverains, associations de protection de l’environnement, les pouvoirs publics).
Des progrès significatifs
L’année 2009 a marqué une progression en termes quantitatifs : 945 sites étaient engagés, pour la plupart producteurs de granulats, contre 870 en 2008, ce qui signifie que déjà 60 % de la production nationale de granulats est issue de carrières gérée dans le respect des bonnes pratiques édictées par ce système de management environnement collectif.
En parallèle, on a assisté à un saut qualitatif. Ce sont en effet 105 nouveaux sites (contre 98 en cumulé à fin 2008) qui ont atteint le quatrième et meilleur niveau de cette démarche, ce qui porte à 201 le nombre de carrières parvenues au meilleur niveau, soit 21 % du total des sites impliqués. 86 % des carrières engagées dans la démarche se situaient aux niveaux 3/4 ou 4/4.
De plus, le bilan des audits réalisés en 2009 fait apparaître, sur le plan national, des progrès significatifs.
Toutes thématiques confondues, le taux moyen de respect des 80 bonnes pratiques figurant dans le référentiel commun est en effet passé de 65 % en 2005 à 85 % en 2009.
Poursuivre l’amélioration

L’association encourage les sites ayant atteint le niveau 4/4 à poursuivre leurs efforts afin de maintenir un bon niveau d’exigence environnemental.
Pour cela, elle propose depuis 2009 à ses adhérents des démarches de progrès environnemental spécifiques sur les thèmes du transport, de la biodiversité, de l’eau, de l’énergie et de la concertation.
Des formations pour progresser
L’association propose à ses adhérents des formations internes afin de les sensibiliser aux enjeux environnementaux et ainsi leur permettre de diffuser les bonnes pratiques. Après les hydrocarbures en 2005 ou la maîtrise des poussières en 2009, l’année 2010 est placée sous le signe de la biodiversité.
Conçu en partenariat avec l’association Noé Conservation, ce programme est composé de sessions de formation régionales animées par des structures extérieures à la profession, directement impliquées dans la protection de la nature. Ce programme a d’ailleurs obtenu le label « 2010 Année internationale de la biodiversité » par le ministère de l’Écologie.
Pour en savoir plus sur la formation "biodiversité dans les carrières" réalisée cette année, lisez le communiqué de presse en téléchargement ci-dessous :
Communiqué Formation interne biodiversité Avril 2010
Pour en savoir plus sur la démarche de progrès collective des industries de carrières, rendez-vous sur le site www.charte.unicem.fr