L’Union nationale
des industries de carrières
et matériaux de construction
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Biodiversité

Les carrières contribuent au patrimoine écologique

    
 
Les carrières sont une opportunité pour la biodiversité.
 
Les études scientifiques menées depuis une vingtaine d’années ont révélé la richesse du patrimoine écologique de ces sites (lire ci-dessous). Des espèces menacées trouvent un refuge dans les carrières qui leur offrent des milieux naturels devenus rares (lire la page 2 de ce dossier).
 
Les industriels des carrières ont donc souhaité contribuer à l’élaboration des nouveaux dispositifs nationaux de préservation de la biodiversité en formulant des propositions lors d’un Forum national qui s’est tenu le 26 novembre 2009 au Muséum national d’Histoire naturelle (lire la page 3 de ce dossier).
 
Cette manifestation était l’aboutissement d’une campagne de communication visant à sensibiliser les exploitants de carrières et à les informer sur la richesse écologique de leurs sites (lire la page 4 de ce dossier).
 
Une action qui s’inscrit dans une démarche plus globale visant à faire évoluer les pratiques sur le terrain par la diffusion de guides de bonnes pratiques et par des actions de formation. Les réalisations sur le terrain sont là pour témoigner de la contribution déjà effective des carrières à la biodiversité (lire la page 5 de ce dossier).
 
En parallèle, les programmes d’étude sur la biodiversité se poursuivent (lire la rubrique "connaissances").
 
 
 
 
 
Les scientifiques constatent l’intérêt écologique des carrières
 
L’UNICEM a publié en octobre 2008 les résultats d’une vaste étude sur la biodiversité dans les carrières de roches massives. Ce travail fait suite à l’étude lancée en 1995 sur le patrimoine écologique des zones humides issues de l’exploitation des carrières de roches meubles.
 
Ces travaux de recherche menés par l’industrie des carrières avec la communauté scientifique (CNRS, Muséum National d’Histoire Naturelle, universités, cabinets d’experts indépendants…) ont consisté à dresser des inventaires des espèces animales et végétales rencontrées, ainsi que des écosystèmes créés.
 
Les carrières de roches massives sont propices aux espèces pionnières
 
Paysage carrière
 
Des inventaires écologiques ont été menés sur 35 carrières de roches massives (dont la moitié en activité) dans le cadre d’une étude lancée en 2000 à l’initiative de l’UNICEM et de l’UNPG (Union Nationale des Producteurs de Granulats), en partenariat avec le SFIC (Syndicat Français de l’Industrie Cimentière) et le syndicat de la chaux.
 
Cette étude a été réalisée par le cabinet ENCEM sous la direction d’un comité scientifique incluant le Muséum National d’Histoire Naturelle.
 
 
 
 
En voici les principaux résultats :
 
La faune
 
Grand duc
 
 
 
• 362 espèces animales recensées, dont 164 à forte valeur patrimoniale***
 
 
 
121 espèces d’oiseaux, soit 45 % des oiseaux présents en France
 
 
 
19 espèces de reptiles, soit 51 % de ces espèces présentes en France
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Léazrd ocellé 
16 espèces d’amphibiens, soit 50 % de ces espèces présentes en France
 
81 espèces de sauterelles et criquets, soit 41 % de ces espèces présentes en France
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La flore
 
Orpin
 
1092 espèces ont été recensées, dont 96 à forte valeur patrimoniale
 
Pour les groupes biologiques recensés, cette étude met en évidence que les carrières inventoriées abritent de 35 à 55 % des espèces animales présentes sur le territoire national.
 
Cette grande diversité biologique s’accompagne d’une richesse patrimoniale importante. En effet, les écologues ont répertorié en moyenne, dans chaque carrière, 13,5 espèces (végétales et animales) à forte valeur patrimoniale.
 
Ces résultats placent ces sites à un niveau équivalent à celui d’une ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique) de type 1 (secteurs de très grande richesse patrimoniale).
 
Pour en savoir plus, télécharger la plaquette : « Le patrimoine écologique des carrières de roches massives »
 
 
 
Comment expliquer que des milieux d’apparence souvent « aride » renferment une telle richesse biologique ?
 
 
Les fronts de taille, carreaux, bassins et remblais qui composent une carrière de roches massives sont colonisés par une faune et une flore pionnières, donc originales, qui trouvent là des conditions favorables à leur développement.
 
En créant des habitats proches de ceux des milieux rocheux naturels, la carrière introduit une rupture dans le paysage agricole ou forestier qui l’entoure.
 
Une rupture au niveau du sol avec la mise à nu du substrat minéral, mais aussi une rupture topographique, climatique et hydrique – avec des mares fréquentes sur les carreaux, et des plans d’eau de fosses notamment.
 
Les écologues constatent aussi que la pression exercée par l’homme sur la faune et la flore des carrières est plus faible que dans les environs, ce qui contribue à faire de ces sites de relatives « zones de quiétude » pour la nature.
 
 
Les zones humides issues de carrières accueillent les oiseaux d’eau
 Carrière - réserve Marolles
L’UNICEM a lancé en 1995 une étude sur le patrimoine écologique des zones humides issues de l’exploitation des carrières. Dans le cadre de cette étude réalisée par le cabinet Écosphère, sous l’égide du Muséum National d’Histoire Naturelle et du CNRS, 17 sites de carrières en eau ont été inventoriés dans les 6 bassins hydrographiques du territoire national.
 
 
 
 Ont été recensés :
 
Chevalier Gambette
  
 
132 espèces d’oiseaux nicheurs, soit 48 % des oiseaux nicheurs de France, dont 28 espèces nicheuses considérées comme rares, voire très rares,
 
 
17 espèces de reptiles, soit 45 % des espèces présentes en France, dont 5 espèces de reptiles menacées,
 
 
 
 
 
 
 
 
 
16 espèces d’amphibiens, soit 52 % des espèces présentes en France, dont 5 espèces d’amphibiens menacées,
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 Libellule
 
52 espèces de libellules, soit 45 % des espèces françaises,
 
26 espèces végétales protégées.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les zones humides étudiées abritent environ la moitié des espèces connues nationalement. 90 % des espèces d’oiseaux d’eau présentes en France fréquentent ces sites en hivernage ou en halte migratoire.
 
Dans les carrières alluvionnaires, l’extraction de matériaux et les travaux de réaménagement créent des étendues aquatiques et marécageuses. Ces milieux sont colonisés par une faune et une flore menacées par la disparition des zones humides « naturelles ».
 
Ils sont particulièrement précieux pour les oiseaux d’eau qui peuvent y nicher et s’y nourrir, notamment en période migratoire. Ils sont également propices à la reproduction des amphibiens et à certaines espèces végétales rares.
 
Pour en savoir plus, télécharger la plaquette : « Le patrimoine écologique des zones humides issues de carrières »
 
 
Les témoignages des scientifiques 
La compatibilité de l'activité de carrière avec la préservation de la biodiversité est reconnue par des scientifiques de renom.
 
Pour Jean-Claude Lefeuvre, professeur émérite au Muséum national d'histoire naturelle : « Il est possible d'exploiter des carrières en respectant l'environnement. Les systèmes artificiels ainsi créés peuvent même aider à compenser une partie des pertes de biodiversité que l'on observe en France ».

 

Pr Frochot
 
Le professeur Bernard Frochot, président du Comité scientifique régional du patrimoine naturel de Bourgogne, ajoute : « Outre les milieux créés par chaque carrière, le nombre et la proximité des sites d'extraction permettent d'atteindre des habitats de dimension favorable à l'installation de nombreuses espèces ».
 
 
Poursuivre l’acquisition des connaissances

L’UNICEM poursuit ses travaux de recherche en matière de biodiversité. Pour en savoir plus sur les études en cours

La biodiversité dans les carrières de minéraux industriels
A travers 10 études de cas, le site de MI-France, l'association des producteurs de minéraux industriels, présente quelques actions réalisées pour préserver la biodiversité sur ces carrières.
> En savoir plus...
Les bonnes pratiques des entreprises
Le MEDEF a publié un livre intitulé "Entreprises et biodiversité : exemples de bonnes pratiques" dans lequel figurent de nombreuses réalisations en carrières.
> En savoir plus...

Un refuge pour des espèces menacées
Les Hirondelles de rivage creusent des tunnels dans les fronts de taille sableux des carrières alluvionnaires. Elles y nichent. Bien d'autres espèces menacées trouvent refuge dans les carrières. Voir la page 2 de ce dossier "biodiversité"
> En savoir plus...
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