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LMC - mars 2012
LMC - février 2012
LMC - janvier 2012
LMC - décembre 2011
LMC - novembre 2011
Au troisième trimestre 2011, la production de granulats s’est inscrite en léger retrait par rapport au même trimestre de 2010 (-0,7%), soit un rythme de baise identique à celui du trimestre précédent. En cumul sur 9 mois, la progression est de 3%. Cette augmentation est essentiellement imputable aux bons résultats du début d’année 2011. La production de BPE est mieux orientée. Elle enregistre une hausse de +4,6% au troisième trimestre, après +5,9% au trimestre précédent. En cumul sur 9 mois, la hausse ressort à +10,1%. Pour l’ensemble des matériaux (granulats BPE, ciment, tuiles et briques), la décélération se confirme également avec une hausse de +1,9 % au troisième trimestre sur un an contre +4% au deuxième trimestre. Au total, sur les neuf premiers mois de l’année 2011, l’activité demeure en progression de +7,5 % sur un an.Légère révision à la baisse des prévisions d’activité pour 2012La commission économique de l’UNICEM qui s’est réunie le 10 novembre a confirmée ses estimations de croissance de la production pour l’année 2011 à + 3 % pour le granulat et à +9 % pour le BPE, tablant sur un mois de décembre en sensible progression par rapport à celui de 2010 qui avait été fortement affecté par les intempéries hivernales.En revanche, s’agissant de l’année 2012, elle devrait s’amorcer sur un niveau de production plutôt décevant au regard de celle assez élevée constatée sur les premiers mois de 2011. Le reste de l’année serait un peu mieux orienté mais ne parviendrait pas à redresser la production en moyenne annuelle. Dans le segment des granulats, cette dernière afficherait un léger repli de 1 % par rapport à 2011, une prévision qui confirme celle de la commission économique du mois de septembre. S’agissant du BPE, la prévision a même été légèrement révisée à la baisse, ramenée de +1 % à 0%, soit une stabilisation par rapport à une année 2011 somme toute très satisfaisante.Un impact indirect des plans de rigueur sur notre activitéLes récentes révisions à la baisse de la croissance économique pour 2012 plaident en effet pour un environnement conjoncturel peu porteur. Certes, les mesures d’austérité annoncées dans le second plan de rigueur de 7 milliards d’euros au budget 2012 n’impacteront guère directement la profession, le recentrage du PTZ+ sur le neuf et l’arrêt du Scellier en 2013 pouvant même avoir un effet positif sur la construction résidentielle en 2012. Néanmoins, la modération des rythmes d’autorisations et de mises en chantier de logements et de bâtiments non résidentiels, même s’ils demeuraient à des niveaux élevés cet automne, devrait se poursuivre. La crise financière et la multiplication des mesures d’austérité vont peser sur le pouvoir d’achat et la confiance des agents. Le risque de remontée du chômage et les tensions possibles sur le financement bancaire pourraient donc impacter les investissements immobiliers des ménages et des entreprises. Du côté des travaux publics, les perspectives de rigueur contribueront aussi à alimenter la modestie de la commande des collectivités locales et pourraient modérer celle de la clientèle des entreprises publiques et privées. Certes, les grands projets continueraient de nourrir une activité locale mais se traduiraient aussi par de fortes disparités régionales.