L’Union nationale
des industries de carrières
et matériaux de construction
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22 juin 2016

Conjoncture

Lettre Mensuelle de Conjoncture - Billet trimestriel




Lettre mensuelle de conjoncture

Retrouvez ci-après la lettre mensuelle de conjoncture de l'UNICEM :




 

LMC n° 52 - juin 2016


 




LMC précédentes :

LMC n° 51 - mai 2016
LMC n° 50 - avril 2016
LMC n°49 - Mars 2016
LMC n°48 - Février 2016
LMC n°47 - Janvier 2016



LMC des annéées antérieures :

2015
         
2014
 
2013
 
 
Bulletin trimestriel de mai 2016


Un redémarrage qui reste mou…


Depuis plusieurs mois, les signaux de reprise de l’activité dans le secteur de la construction semblent se multiplier. Les enquêtes sont mieux orientées, certaines données d’activité se raffermissent et les perspectives ont tendance à s’éclaircir tant du côté du bâtiment que celui des travaux publics. De fait, dans le segment des matériaux de construction, le pire semble passé et, depuis l’automne 2015, les productions ont cessé de chuter pour se réorienter à la hausse. Mais ce mouvement reste timide et graduel et, après avoir franchi des points historiquement bas en 2015, le retour vers des niveaux d’activité de moyen long terme est encore loin d’être atteint.
Aussi, dans un contexte où les données de production de BPE et de granulats, disponibles sur les quatre premiers mois de l’année, sont conformes au scénario retenu cet hiver, la commission économique de l’UNICEM a décidé de laisser inchangées ses perspectives d’activité pour 2016, à +1 % pour le BPE et -1 % pour les granulats (en volume), un raffermissement de l’activité n’étant pas exclu courant de l’été.




Un mois d’avril plutôt meilleur…


Après un premier trimestre 2015 marqué par un léger repli des productions, le mois d’avril vient réenclencher le mouvement de hausse amorcé depuis l’automne. Ainsi, par rapport au mois de mars, les livraisons de granulats ont affiché une progression de +2,1 % (données cvs-cjo) et de +1,5 % par rapport au mois d’avril de 2015. Sur les trois derniers mois connus (février-mars-avril), l’activité s’est donc repliée de -3,2 % au regard du trimestre précédent (novembre-décembre-janvier) mais reste supérieure de +1,1 % à celle de la même période d’il y a un an. En cumul sur les quatre premiers mois de l’année, la production de granulats se stabilise quasiment à son niveau de 2015 (-0,2 %). Du côté du BPE, la production s’inscrit également en légère hausse entre mars et avril 2016 et entre avril 2016 et avril 2015 (+0,8 %). Tout comme pour les granulats, les livraisons de BPE ont fléchi entre les deux derniers trimestres connus (-3,1 %) mais demeurent en hausse au regard du même trimestre (février-mars-avril) de 2015 (+0,8 %). Ainsi, en cumul sur les quatre premiers mois de 2016, l’activité du BPE enregistre une légère hausse de +0,5 % sur un an.
Ce lent mouvement de redressement de l’activité se constate dans la plupart des matériaux de construction, certains d’entre eux connaissant un redémarrage un peu plus soutenu. Après sept trimestres consécutifs de recul (-0,4 % au quatrième trimestre 2015), l’indicateur matériaux renoue enfin avec des évolutions positives et s’inscrit en hausse de +1,5 % sur un an au premier trimestre 2016.
 


Les signaux de reprise dans le bâtiment se confirment


La dernière enquête du mois de mai menée chez les professionnels du bâtiment confirme l’amélioration du climat des affaires avec un indicateur synthétique qui continue de se redresser. Dans le segment du logement, les perspectives d’activité et le sentiment sur l’activité passée sont très favorablement orientés, les soldes d’opinion ayant même dépassé leur moyenne de long terme dans le segment du logement. Dans l’entretien-amélioration et le bâtiment non résidentiel, le climat conjoncturel s’éclaircit également et les tendances de l’activité passée et future ont retrouvé leur niveau moyen. Dans la construction, en dépit d’un tassement du nombre d’autorisations de logements au premier trimestre (-4,5 % par rapport au trimestre précédent en données cvs-cjo), le dynamisme de l’activité semble se confirmer. Les permis affichaient une progression de +7,5 % au premier trimestre sur un an et de +7,7 % en cumul glissant sur les douze derniers mois (soit 393 700 permis). Quant aux mises en chantier de logements, elles augmentaient de +3 % et +3,1 % sur les mêmes périodes respectives (soit un cumul de 353 200 unités commencées), le segment du logement collectif se montrant nettement plus vigoureux que celui de l’individuel, tant pour les permis que pour les mises en chantier. Du côté des locaux d’activité, les surfaces de plancher autorisées ont également bondi au cours du premier trimestre 2016 (+12,3 % sur un an), laissant le cumul sur douze mois en progression de +6,1 %. Ceci devrait permettre de consolider à terme le niveau des mises en chantier qui a cru de près de +10 % sur un an au premier trimestre, le cumul sur douze mois glissants restant encore en repli de -2,7 %.
 


Le ciel semble s’éclaircir pour les TP


La dernière enquête menée en mars chez les professionnels des travaux publics traduit un redressement progressif de l’activité. En effet, au premier trimestre 2016, les travaux réalisés s’inscrivent en hausse de +2,9 % au regard d’un premier trimestre 2015, il est vrai particulièrement bas (données cvs-cjo, en valeur). Dans le même temps, les prises de commandes ont rebondi de +11,6 % sur un an, les niveaux de référence de 2015 étant là encore historiquement faibles. Ce redémarrage, certes sensible, reste encore fragile si l’on en croit les perspectives des chefs d’entreprise un peu moins bien orientées pour le second trimestre. En outre, l’activité du côté des travaux routiers reste hésitante avec un repli de -5,2 % au premier trimestre sur un an, même si les carnets de commandes semblent doucement se regarnir. Même si ces premiers signaux sont encourageants, l’activité des travaux publics devrait rester bridée en 2016 par la faiblesse des investissements des collectivités locales. En effet, selon la dernière étude de la Banque Postale, le niveau des investissements devrait rester stable à 48 milliards d’euros ce qui, certes, constitue une « bonne » nouvelle dans un contexte de baisse continue des dotations de l’Etat mais reste néanmoins très faible au regard du niveau moyen des investissements de ces dix dernières années (52,8 milliards d’euros).
 
Achevé de rédiger le 26 Mai 2016
Contact : carole.deneuve@unicem.fr


 

 
 
 
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